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MEDIAS : LA CONVENTION COLLECTIVE EST SIGNEE

 

L’accord qui était très attendu va régir les rapports de travail entre les employeurs et les travailleurs des entreprises de presse. Il s’agit d’un instrument pour l'amélioration des conditions de travail des journalistes et des travailleurs des médias.


Le 26 mars 1991, une insurrection populaire a conduit notre pays à la démocratie. La presse a joué un rôle important dans ce processus. C'est cet anniversaire symbolique qui a été choisi pour signer la convention collective de la presse. Le document a été paraphé hier, à la Maison de la presse, au cours d'une cérémonie coprésidée par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo et son homologue du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat, Abdoul Wahab Berthé.

Ont également pris part à la cérémonie, le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Siaka Diakité, le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Moussa Balla Coulibaly, les responsables des organisations et associations de la presse nationale et internationale ainsi que de nombreux confrères.

La convention collective est un instrument juridique dont le but est d'améliorer les conditions de travail des journalistes et des travailleurs de médias. Elle régit les rapports de travail entre employeurs et travailleurs des entreprises de presse qui opèrent dans le pays et participe à la structuration du secteur, à la promotion de la paix sociale dans les entreprises de presse et au développement de ces dernières.

La convention collective contribue également à la promotion de la liberté de la presse et au renforcement du pluralisme des médias. Son adoption est l'aboutissement d'un long processus conduit depuis une décennie par l'Union nationale des journalistes du Mali (UNAJOM) et l'Union des journalistes de l'Afrique de l'Ouest (UJAO) en collaboration avec les organisations et associations de la presse nationale et l'État.

Il ne peut y avoir de liberté d'expression là où les journalistes sont en proie à la précarité, à la pauvreté ou à la menace. Le journaliste exposé à la précarité et à la menace cède facilement aux pressions financières qui, à terme, vont aliéner sa liberté de faire son travail en toute indépendance. "C’est la raison pour laquelle, l'UJAO et l'UNAJOM en partenariat avec les différentes organisations professionnelles des médias de la place, ont jugé nécessaire de définir pour les journalistes du Mali, un cadre légal définissant clairement les conditions minimales leur permettant d'exercer librement la profession. Et cela, en toute dignité", a commenté le président de l'UNAJOM et de l'UJAO, Ibrahim Famakan Coulibaly qui a salué l'engagement du patronat de la presse et de l'État pour leur contribution à l'aboutissement de la présente convention collective.

"La presse malienne veillera à l'application des dispositions de la convention pour assurer la sécurité sociale des journalistes", a promis le président de la Maison de presse, Makan Koné qui a souhaité l'accompagnement de l'État à travers l'aide publique aux médias. Il a par ailleurs prôné l'unité et la concorde au sein de la presse.
Mme Diarra Mariam Flantié Diallo et Abdoul Wahab Berthé, se sont réjouis de la signature de la convention collective de la presse qui est une exigence dans le cadre de l'amélioration des conditions sociales et du renforcement du professionnalisme dans le secteur.

Abdoul Wahab Berthé a réitéré l'engagement du gouvernement à mettre tout en oeuvre pour l'application du document en tenant compte des capacités réelles de l'État.
Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a saisi l'occasion pour annoncer la tenue très prochaine des 3è Journées nationales de l'information et de la communication. Au cours de ces assises, a-t-elle expliqué, il sera procédé à la relecture des textes sur la presse, à l'élaboration des textes d'accès à l'information.

De même, les journées vont permettre d'ouvrir la réflexion sur les questions relatives à la régulation, à la l'autorégulation et l'aide à la presse.
Moussa Balla Coulibaly et Siaka Diakité ont salué, eux aussi, la signature du document et exhorté à l'application correcte de ses dispositions dans un climat de paix et de dialogue.

Be COULIBALY



LIBRE ADHÉSION

La convention collective de la presse est un instrument juridique qui favorise l'amélioration des conditions de travail des journalistes et des travailleurs des médias. Ont paraphé le document, au nom des organisations et associations professionnelles de presse, les présidents de la Maison de la presse, de l'Association des éditeurs de la presse privée (Assep), de l'Union des radios et télévision libre du Mali (URTEL), de l'Association des professionnels de l'audiovisuel (PANOTECH).

Pour les organisations et associations du patronat et des employés de presse, ont signé l'UNAJOM, l'Organisation des jeunes reporters du Mali (OJRM), l'Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM), la Convention des journalistes professionnels du Mali (CJPM) et Hamèye Cissé, représentant le patronat de la presse. De la part de l’Etat, le document a été paraphé la direction nationale du Travail et le ministre en charge du travail.

A ce jour, la convention collective de la presse a été adoptée par la majorité des États de l'Afrique de l'Ouest. La présente signature ne suppose pas obligatoirement son application par toutes les entreprises de presse. "Il revient à un patron de presse de l'appliquer ou pas selon qu'il adhère ou non à la convention. Dans ce dernier cas, les relations de travail sont régis dans un consensus préalablement établi entre le patron de presse et ses employés", a expliqué Makan Koné.

Be C.

 

 

 
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