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Dieudonné Amadou Alpha Sow, le secrétaire général du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies décédé mardi dernier des suites d'une courte maladie a été conduit, hier dans l'après-midi, à sa dernière demeure au cimetière de Niamakoro par une foule de parents, d'amis, de cadres, de collaborateurs.
Ses obsèques se sont déroulées en présence du Premier ministre, Modibo Sidibé, de ses prédécesseurs à la Primature, Ousmane Issoufi Maïga et Ahmed Mohamed Ag Hamani, des membres du gouvernement, du secrétaire général de la présidence, Diango Sissoko, des ambassadeurs accrédités dans notre pays et représentants d'organismes internationaux en poste au Mali, de nombreux secrétaires généraux des départements ministériels.
La grande famille de la presse a aussi tenu à rendre un dernier hommage à ce confrère respecté. L’oraison funèbre a été lue par le chef de cabinet du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies. Emu, parfois au bord des larmes, Abass Fambougouri Traoré a fait l’éloge de Dieudonné comme l’appelait affectueusement tout le monde, lors d’une cérémonie poignante.
Il a témoigné de son inaltérable amabilité, de sa bonne humeur, de sa sociabilité et de son ouverture d’esprit. Dieudonné, a-t-il assuré, était plus qu'apprécié au ministère de la Communication : il était profondément aimé.
C'était, a rappelé l’orateur, une « maison » dont il était « l’enfant » et au sein de laquelle ce cadre émérite de 55 ans avait passé l'intégralité de la belle carrière professionnelle. Il y avait débuté voilà 29 ans au sortir de ses études universitaires de journalisme (voir l’Essor d’hier) et c’était l’Essor qui l’avait accueilli.
Intelligent, curieux, connu pour sa belle plume, il travaillera durant 11 ans au quotidien national, se partageant entre les reportages, les rubriques "Culture" et "Internationale" avant de devenir secrétaire général de la rédaction.
Rappelant un diction connu -le journalisme mène à tout à condition d'en sortir-, Abass Fambougouri Traoré constatera que « journaliste dans l'âme, Dieudonné, aura le bon goût et l'habileté de faire autre chose sans rompre véritablement avec ses amours premières : en 1991, il devient conseiller technique chargé de la presse écrite et de la publicité au ministère de la Communication ». Rigueur, grande capacité de travail et compétence le hissent, 6 ans plus tard, à la tête du secrétariat général, la cheville ouvrière du département.
Le chef de cabinet du ministère de la Communication citera l'Essor pour décrire la manière avec laquelle le nouveau secrétaire général aborda ses nouvelles responsabilités : « il s’était coulé avec l’aisance que lui permettait son intelligence dans le costume de l’administrateur mais restait au fond de lui-même le journaliste qu’il avait longtemps été. Il en avait conservé sans avoir à se forcer une grande sociabilité, de grands éclats de rire, une solide capacité à travailler en équipe et à fédérer les énergies. Il avait aussi su garder le goût du débat sur les questions qui agitent le monde de la presse, comme en attestent ses nombreux essais ».
La voix enrouée par les sanglots, Abass Fambougouri Traoré décrira un monde de la presse et une administration partageant le deuil « d’un grand professionnel et d’un homme de bien ». Car, a-t-il expliqué, « Dieudonné avec son entregent et son sens du contact avait su fluidifier les relations transversales que le département de la communication entretient avec toutes les autres administrations ».
Prenant à témoin les secrétaires généraux des départements ministériels venus nombreux rendre hommage à leur homologue, le chef de cabinet a salué l’expérience de Dieudonné, sa « capacité à faire face aux urgences les plus délicates », « son caractère trempé et sa franchise toujours tempérés par sa courtoisie un sens du compromis équilibré et une volonté d'apaisement propres à notre culture ».
Au nom du président de la République, du Premier ministre, du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies et tous ses collaborateurs, du monde de la presse et de l'administration, Abass Fambougouri Traoré a confirmé l’hommage unanime rendu à Dieudonné Amadou Alpha Sow.
Tous, ajoutera-t-il, ont une pensée pour Aïssa son épouse, Aminata, Alpha et Hamadoun, ses enfants, et les assurent de leur soutien en ces moments particulièrement douloureux pour eux ».
Les honneurs officiels ont été rendus à la dépouille reposant sur un catafalque avant la prière dirigé par l’imam et le départ pour le cimetière.
A. O. DIALLO
Pas plus que le soleil, dit-on, la mort ne peut se regarder en face. Personne ne pourra dire comment l'a fait Dieudonné Amadou Alpha Sow que nous portons aujourd'hui en terre. Mais nous pouvons témoigner de l'homme, de l'ami et du responsable qu'il fut et des regrets qu'il laisse.
Des regrets à la mesure de qualités humaines unanimement saluées de celui que tous appelaient simplement "Dieudonné" dans la vie de tous les jours. Une simplicité qui émanait en fait de lui, qu'il encourageait car c'était son naturel, sa manière positivement contagieuse d'aborder les relations humaines.
D'un inaltérable amabilité, cultivant la bonne humeur, toujours sociable et ouvert, Dieudonné était plus qu'apprécié au ministère de la Communication : il était profondément aimé comme en atteste l’atmosphère pesante qui règne sur les lieux depuis hier.C'était, il est vrai, un "enfant de la maison" comme on le dit familièrement.
Une grande "maison" dans laquelle s'était déroulée l'intégralité de la belle carrière professionnelle de ce cadre émérite de 55 ans. Une "maison" à laquelle il avait choisi avec détermination d'appartenir en abandonnant ses études littéraires pour s'inscrire au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information, le CESTI de l'Université de Dakar.Muni du Diplôme supérieur de journaliste de cet établissement, il est accueilli voilà 29 ans par la rédaction de l'Essor.
Belle plume, intelligent, curieux, il multiplie pendant 11 ans les reportages, s'occupe de la rubrique culturelle, de la page internationale avant de devenir le secrétaire général de la rédaction.Le journalisme, assure-t-on, mène à tout à condition d'en sortir. Journaliste dans l'âme, Dieudonné, aura le bon goût et l'habileté de faire autre chose sans rompre véritablement avec ses amours premières : en 1991, il devient conseiller technique chargé de la presse écrite et de la publicité au ministère de la Communication.
Sa fidélité à la grande famille de la presse et de la communication, sa rigueur, sa grande capacité de travail et sa compétence le hissent, 6 ans plus tard, à la tête du secrétariat général, la cheville ouvrière du département.L'hommage que lui rend aujourd'hui le Quotidien national l'Essor résume la manière dont il aborda ses nouvelles responsabilités : (je cite) « Il s’était coulé avec l’aisance que lui permettait son intelligence dans le costume de l’administrateur mais restait au fond de lui-même le journaliste qu’il avait longtemps été.
Il en avait conservé sans avoir à se forcer une grande sociabilité, de grands éclats de rire, une solide capacité à travailler en équipe et à fédérer les énergies. Il avait aussi su garder le goût du débat sur les questions qui agitent le monde de la presse, comme en attestent ses nombreux essais » (fin de citation).
Ces lignes correspondent à la tonalité générale de tous les articles, petits et grands, consacrés à Dieudonné dans la presse de ce jour et, j’en suis certain, dans les parutions de demain. Tous saluent le grand professionnel et l'homme de bien qu'a été le secrétaire général du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologie et soulignent le vide qu'il laisse.Le monde de la presse est en deuil et l'administration l'est tout autant.
Dieudonné Amadou Alpha Sow, avec son entregent et son sens du contact, avait en effet su fluidifier les relations transversales que le département de la communication entretient avec toutes les autres administrations. Les secrétaires généraux de tous les ministères avec lesquels il se réunissait régulièrement peuvent témoigner de son expérience sur les dossiers sensibles et de sa capacité à faire face aux urgences les plus délicates.
Ils auront certainement apprécié son caractère trempé et sa franchise toujours tempérés par sa courtoisie, un sens aigu du compromis et une volonté d'apaisement propres à notre culture.Le Président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies et tous ses collaborateurs, le monde de la presse et l'administration rendent aujourd'hui un hommage unanime à Dieudonné Amadou Alpha Sow.
Ils se joignent à tous ceux qui l'ont côtoyé, apprécié et aimé, pour prier pour le repos de son âme. Ensemble, ils ont une pensée pour Aïssa son épouse, Aminata, Alpha et Hamadoun, ses enfants. Ils les assurent de leur soutien en ces moments particulièrement douloureux pour eux.
Repose en paix, Dieudonné. |